Roule Mapoupoule
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le rocher de la Vierge
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En solo

L'aventure au bout du guidon

1000 kilomètres, de Hendaye à Nantes, la côte aux mille paysages.

Je rêvais d'aventure depuis longtemps. J'imaginais un truc un peu fou, quelque chose de magique et d'enivrant à la fois. Je voulais éprouver ma liberté et prendre la mesure de ce que mon corps était capable de faire. Je voulais vivre ce genre d'expérience dont tu sors un peu grandie, un peu changée et qui nourrit ton réservoir à histoire pour quand tu seras vieille. J'ai eu envie, pour une fois, de me faire confiance et de partir seule. C'était un rendez-vous, de moi à moi. 

 

Quel parcours avez-vous réalisé, et combien de kilomètres ? 

J'ai parcouru La Vélodyssée de Hendaye à Nantes et fait 1000 kilomètres.

Quelles ont été vos motivations et pourquoi avoir choisi La Vélodyssée ? 

Après avoir lu plusieurs témoignages, et notamment ceux de femmes ayant voyagé seules. J'ai choisi La Vélodyssée, car le parcours me semblait idéal pour une première expérience de voyage à vélo. 
En effet, les paysages sont magnifiques et l'itinéraire est assez bien balisé ce qui est plutôt rassurant lorsque l'on découvre l'itinérance à vélo.

Quel est votre ressenti général sur l'itinéraire La Vélodyssée ? 

J’ai aimé sillonner les pistes de la Vélodyssée, je m’y suis sentie bien, je m’y suis sentie en sécurité et en harmonie avec la nature. J’ai aimé longer l’océan, j’ai aimé l’odeur des pins et le chant des cigales. J’ai perdu parfois sa trace, parce que pas assez attentive ou trop rêveuse, parce qu’aussi, des fois, la signalisation est un peu juste mais grâce au site et à la possibilité de se géolocaliser, j’ai toujours retrouvé mon chemin. Le site est hyper bien construit et très pratique, il est devenu, pendant mon périple, mon indispensable.
Il faut quand même savoir quitter la piste de temps à autre si l’on veut visiter le cœur de certaines villes. 

Sandra au niveau du panneau de la ville d'Hendaye
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Jour 1 : Hendaye > Ondres - 56km

Hendaye, dernier coup de gonflette, un bisou à papa, un « bonne route » qu’il me lance à la volée, quelques photos et beaucoup d’émotions. Sur la route, je prends enfin la mesure de ma décision de partir seule.  

J’ai pris énormément de plaisir à emprunter la route de la Corniche malgré une circulation un peu dense et un soleil déjà au beau fixe. Cette route est une succession de montées et de descentes qui ont rendu le début de l’aventure assez physique. 
C’est sur ce premier tronçon que j’ai attrapé mes premiers coups de soleil mais aussi mes premiers coups de frisson à la vue des paysages magnifiques qui se sont ouverts devant moi.

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Jour 2 : Ondres > Vieille-Saint-Girons - 55km

J'ai fait le choix de partir seule mais en réalité je n'ai presque jamais été seule tellement j'ai croisé de cyclistes sur les pistes.

J’ai rencontré Lorraine et Amélie et nous avons fait route ensemble toute la journée. 
On a pris le temps d’aller se baigner dans l’océan, il faisait chaud et l’appel du large était beaucoup trop tentant.
Après une pause pique-nique à Hossegor, nous avons repris la route direction Léon. 

Grâce au site de La Vélodyssée, nous avons trouvé un chouette camping à Vieille-Saint-Girons et mangé ce qui nous a paru la meilleure pizza de notre vie.  
 

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Jour 3 : Vieille-Saint-Girons > Parentis-en-Born - 72km

J’ai quitté Lorraine et Amélie. Nous nous sommes donné rendez-vous deux jours plus tard, à Lacanau, pour faire à nouveau route ensemble et découvrir l’île d’Oléron. 
Je me suis régalée de tous ces pins sur mon chemin et de la bruyère colorée qui a donné à ma route un goût de poésie. 
Je suis arrivée à Mimizan avec l’envie de déjeuner en terrasse face à la mer. 
Les filles ont fini par me rattraper et sont venues me rejoindre sur la plage. Amélie s’est rendu compte que l’aventure était un peu trop physique pour elle et a pris la décision d’arrêter. Lorraine, déterminée à atteindre La Rochelle, son objectif, m’a demandé si elle pouvait rester avec moi. Évidemment j’ai accepté. Nous avons terminé cette journée émotionnellement éprouvante par un merveilleux coucher de soleil sur le lac de Parentis. 
 

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Jour 4 : Parentis-en-Born > Biganos - 72km

Ce jour-là, on en a pris plein la vue en longeant l’étang de Sanguinet. Le cadre était idyllique et j’ai presque regretté de ne pas m’y arrêter plus longtemps.
On en a pris aussi plein les mollets mais on était ravies. 

Avant d’arriver sur le bassin d’Arcachon, on a fait une pause pour s’offrir l’ascension de la dune du Pyla et son merveilleux panorama. 

La liberté du vélo, c’est ça aussi, s’arrêter où bon nous semble, pour quelques minutes, plusieurs heures voire plusieurs jours. Rien ne nous oblige, rien ne nous contraint. 

À Biganos, le camping étant complet, on s’est payé l’audace de sonner chez l’habitant pour demander si l’on pouvait planter notre tente dans leur jardin. Nous sommes tombées sur des personnes formidables qui ont accepté immédiatement et nous ont offert l’apéritif et le dîner. 
La magie des rencontres.

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Jour 5 : Biganos > Lacanau - 59km

L’itinéraire autour du bassin d’Arcachon n’a pas vraiment été à la hauteur de mes espérances.
Lorraine aurait voulu rejoindre le Cap-Ferret par la navette et j’aurais dû l’écouter, je pense que les paysages que l’on aurait traversés alors auraient plus valu le coup d’œil.

Heureusement, arrivées à Lacanau, on a pu boire notre bière de rituel dans un spot hyper cool avec une vue vraiment incroyable. 
Le ciel était chargé de gris et se mélangeait à l’océan pour nous offrir mille nuances, mille palettes d’intensité.  
 

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Jour 6 : Lacanau > Soulac-sur-Mer - 80km

Dès le matin, on a avalé les kilomètres, puis on s’est accordé une pause déjeuner à Montalivet.

On a mangé un burger délicieux et on a fait la sieste sur la plage.

On s’est aperçues que l’on était quand même un peu fatiguées de tous ces kilomètres avalés depuis le départ d’Hendaye.

On a repris la route jusqu’à Soulac, on a trouvé un camping avec un accès direct sur la plage. Malgré le vent et le gris, on a fait face au merveilleux en assistant à un magnifique coucher de soleil. 

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Jour 7 : Soulac > l'île d'Oléron - 85km

Nous avons quitté Soulac sous le gris et la pluie, direction la Pointe du Grave pour prendre le bac pour Royan. Durant la traversée, nous avons croisé les doigts pour que la météo se maintienne et que le ciel ne nous tombe pas sur la tête. 

On l’a échappé belle mais il faut dire aussi que l’on a roulé vite pour ne pas que la pluie nous rattrape. 

À Bourcefranc-le-Chapus, nous avons pris la navette qui nous à conduites au château d’Oléron. Nous avons roulé encore plus vite jusqu’à notre camping. 
Nous voulions vraiment arriver à l’heure pour la dégustation des églades de moules que l’on avait réservée pour l’anniversaire de Lorraine. 
 

ile Oléron
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Jour 8 : visite de l'île d'Oléron

On a roulé sans nos sacoches et c’était très agréable. On a emprunté les très nombreuses pistes cyclables de l’île pour nous rendre aux différents points de vue que notre voisine de tente nous avait indiqués.

On est tombées amoureuses des anciennes cabanes de pêcheurs au pied du château d’Oléron, on a laissé la magie des couleurs et la lumière de fin de journée opérer sur nos sourires. 
 

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Jour 9 : Dolus d'Oléron > Châtelaillon-Plage - 75km

Pour repartir de l’île nous avons emprunté le pont. La navette était complète et l’on n’a pas eu tellement d’autres choix. Tout s’est très bien passé, nous sommes parties assez tôt et la circulation n’était pas très dense. 
Lorraine a crevé deux fois et a dû réparer sa chambre à air. Plusieurs cyclistes se sont arrêtés pour nous proposer leur aide mais elle s’est hyper bien débrouillée. 

À la troisième crevaison, nous sommes passées devant un magasin Décathlon, juste à l’entrée de Rochefort et nous avons décidé de racheter une chambre à air de secours. 

Nous avons fait face à beaucoup de vent et une météo plutôt incertaine durant toute la journée, nous sommes arrivées épuisées au camping de Châtelaillon. 

Ce soir-là, les pâtes à la sauce tomate que nous avons cuisiné nous ont semblé le meilleur repas du monde tant nos forces étaient affaiblies. 
 

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Jour 10 : Châtelaillon > La Rochelle - 15km

On a fait exprès de se réserver qu’une toute petite étape afin de profiter pleinement de La Rochelle et de ses mille merveilles. 
On a mis nos robes pour l’occasion, parce que l’on n’avait pas beaucoup de kilomètres à parcourir parce que, aussi, c’était notre dernière journée ensemble après dix jours de rire et de vélo partagés. 
Nous sommes arrivées à La Rochelle face aux tours et c’était tellement magique que l’on a trouvé que cela ferait une très jolie photo d’arrivée. 
Nous avons posé les vélos et arpenté le centre historique à pied, nous avons pris le temps de traîner aux terrasses des cafés et des restaurants, la ville était animée et c’était très agréable de flâner parmi les touristes.

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Jour 11 & 12 : l'île de Ré

Après avoir quitté Lorraine à la gare, je me suis accordé du temps de pause, du temps d’émerveillement en arpentant tous les petits villages de l’île. 

Cela fait trois ans que je m’y rends chaque été. J’y ai découvert le vélo balade moi qui ne pratiquait que le vélo de route et je suis tombée amoureuse de cette lenteur, de ce contact avec l’air, avec la liberté. 

Je crois que c’est là-bas qu’a commencé à émerger, doucement mais certainement, l’idée d’un voyage à vélo. 
 

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Jour 13 : île de Ré > La Rochelle & Jour 14 : La Rochelle > Jard-sur-Mer - 90km

En quittant l’île de Ré, j’ai passé une journée complètement inattendue à La Rochelle en compagnie de Fabien et ses amis, je n’ai pas roulé ce jour-là, j’ai préféré m’ouvrir à la découverte de l’autre, j’ai préféré ne pas passer à côté. 

Je n’ai repris la route que le lendemain, je pensais m’arrêter à la Tranche sur Mer mais sur ma route, un peu après Marans, j’ai rencontré Jean Claude et nous avons roulé jusqu’à Jard sur Mer. Les paysages ne nous ont pas coupé le souffle, on a surtout emprunté de longues lignes droites face au vent mais on s’est dit que ça faisait aussi partie du jeu. 
 

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Jour 15 : Jard-sur-Mer > Saint-Jean-de-Monts - 80km

De jolies découvertes nous ont accompagnés tout au long de cette journée. D’abord Les Sables d’Olonne que je ne connaissais pas et qui aurait mérité, je crois, que l’on s’y arrête pour arpenter son centre historique.

Je regrette un peu de ne pas avoir quitté la piste cyclable pour quitter le bord de mer et mettre pied à terre. 
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ensuite avec son joli port et son petit phare. 

On est parfois, emportés par nos tours de pédale, pris dans notre élan, si bien que l’on en oublie presque de bifurquer et de sortir de La Vélodyssée pour y découvrir notre patrimoine. 
 

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Jour 16 : Saint-Jean-de-Monts > Noirmoutier en l'île - 40km

J’ai quitté Jean Claude au pied du pont de Noirmoutier, nos chemins se séparaient là. 

Je suis allée rejoindre ma sœur pour deux jours de vacances en famille. 
Le pont m’a semblé tout à fait praticable pour les vélos, une voie leur est réservée, ce qui permet d’atteindre l’île en toute sécurité. 

Une fois sur l’île, il est facile de se repérer car les pistes cyclables sont plutôt bien indiquées. Un vrai plaisir ! 
 

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Jour 17 & 18 : île de Noirmoutier

Entre pluie et éclaircies, je me suis tantôt baladée sur l’île, tantôt mise au chaud et au sec dans des cafés. La météo n’a pas vraiment été propice à la découverte de l’île.

Je me suis accordée du temps en famille, du temps de repos et c’était nécessaire.

J’ai touché du doigt quelques jolis paysages, me promettant d’y revenir plus tard et de profiter pleinement des trésors de l’île. 
 

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Jour 19 : Noirmoutier > Pornichet - 95km

J’ai quitté l’île de Noirmoutier en empruntant le mythique passage du Gois, c’était une expérience assez singulière que je n’avais pas tellement prévue mais que je recommande vivement tant elle a été empreinte de magie. 

J’ai ensuite suivi la piste de La Vélodyssée jusqu’au pont de Saint Nazaire, les paysages traversés ont allégé, par leur poésie, ma souffrance d’être seule à affronter le vent. 

Entre temps, je suis tombée absolument amoureuse de la ville de Pornic. Après le pont, j’ai emprunté la Vélocéan jusqu’à Pornichet où une amie m’attendait.  
 

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Jour 20 & 21

Je n’ai pas circulé sur La Vélodyssée, j’avais du temps et j’ai eu envie de visiter cette partie de la côté sauvage.

Je me suis payée le coup d’œil d’aller jusqu’à Le Croisic et de traverser, au petit matin, les marais salants de Guérande. 

Canal de Nantes à Brest avec des vélos
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Jour 22 : Pontchâteau > Sucé-sur-Erdre - 80km

Pour cette dernière grosse étape, je suis partie de Pontchâteau et j’ai récupéré la trace de La Vélodyssée à Guenrouët, au nord de Nantes. 

J’ai suivi le canal de Nantes à Brest en direction de Sucé sur Erdre où j’ai été accueillie pour la nuit par une famille de cyclo-voyageurs. 

J’ai eu envie de prendre en photo toutes les jolies petites maisons d’éclusiers qui jalonnent cette partie de La Vélodyssée. J’y ai croisé plein d’autres randonneurs, voyageurs d’une journée ou de plusieurs semaines, les sacoches ne manquaient pas le long du canal ! 
 

Sandra au panneau de la ville de Nantes avec des amis
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Jour 23 : Sucé-sur-Erdre > Nantes - 20km

Emmanuel et sa famille m’ont accompagné sur la dernière partie de mon odyssée, on a fait route ensemble jusqu’à Nantes. 
Ces derniers kilomètres m’ont remplie de joie mais aussi de nostalgie. 

Je crois que finalement, si j’avais eu plus de temps, je serais bien allée jusqu’à Roscoff tant le voyage m’a été agréable, tant je me suis sentie à la fois libre et protégée sur les pistes de La Vélodyssée. 

Je crois que pour mon premier voyage à vélo, je n’aurais pu choisir de plus joli parcours que celui-là ! 
 

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Sandra au bord de l'eau avec son vélo
Sandra alias Roule Mapoupoule profite de l'air marin avec son vélo